Aubaines-Voyages
surveille actuellement une flambée de fièvre de Lassa
dans le district de Kenema en Sierra Leone. Pour le moment, on ne
fait état d’aucun nombre de cas ou de décès.
L’Organisation
mondiale de la Santé (OMS) a envoyé une équipe
de son siège et de son bureau régional pour évaluer
la situation, poursuivre l’investigation, apporter son appui
quant à la prise en charge des patients et identifier des
mesures pour contrôler cette éclosion. Les résultats
des premières analyses de laboratoire effectuées par
le South African National Institute for Communicable Diseases, un
centre collaborateur de l’OMS, confirment qu’il s’agit
bien de la fièvre de Lassa.
Contexte
La fièvre
de Lassa est une maladie grave qui sévit en Afrique subsaharienne,
principalement dans la partie occidentale du continent, notamment
au Nigéria, en Sierra Leone et au Libéria.
Isolé
pour la première fois au Nigéria en 1969, à
la suite d’une flambée en milieu hospitalier, le virus
de Lassa appartient à une catégorie regroupant plusieurs
virus, les arénavirus, qui cause de graves hémorragies
ou maladies hémorragiques chez les humains. Le rat constitue
le réservoir naturel du virus de Lassa.
La maladie se
transmet habituellement aux humains par le contact direct (ou par
le biais de particules dans l’air) avec les sécrétions
de rongeurs infectés déposées sur la nourriture
ou sur des surfaces comme les planchers et les lits. Les infections
transmises d’une personne à une autre ou les infections
contractées en laboratoire ont eu lieu en milieu hospitalier
à la suite de contact direct avec le sang, les sécrétions
de la gorge ou l’urine d’un patient infecté.
Le risque de propagation secondaire ou de propagation en milieu
hospitalier peut être grandement réduit en suivant
des mesures strictes de contrôle des infections.
L’infection
peut causer une maladie virale aiguë qui dure de une à
quatre semaines. La fièvre de Lassa se caractérise
par les symptômes suivants : mal de gorge, toux, fièvre,
nausée, vomissements, douleur musculaire, thoracique et abdominale.
La fièvre est persistante et peut causer, dans certains cas
graves, une hémorragie massive, l’état de choc
et le décès du patient. La maladie est plus grave
chez les femmes enceintes et peut causer la perte du foetus dans
plus de 80 % des cas. Le décès survient chez 15 à
20 % des patients hospitalisés, habituellement à cause
de la perte de sang ou de l’état de choc.
On
réussit à traiter la maladie en administrant rapidement
des médicaments antiviraux (la ribavirine).
Recommandations
Aubaines-Voyages
recommande invariablement aux voyageurs de consulter un médecin
ou une clinique santé-voyage avant leur départ pour
l’étranger afin d’obtenir une évaluation
personnelle des risques encourus.
Il
est très rare que des voyageurs soient infectés par
la fièvre de Lassa. Les voyageurs se rendant présentement
en Sierra Leone devraient toutefois éviter tout contact avec
les rats et leurs sécrétions.
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